jeudi 19 juin 2008

jeudis cyclistes 5



Encore une très belle course, sans chute, mais avec une énergie d'enfer et un sprint final déchaîné!!!!!!! Je reste accrochée du début à la fin au peloton de gars, en me faisant presque larguer au 2e tour. Il paraît que nous étions 10 filles sur la ligne de départ.

Je commence à comprendre de plus en plus comment ça marche là-dedans. Tout le long de la course, il y a eu des échappées minimes mais à chaque fois, le peloton a réussi à rattraper les écarts. Ça accélérait constamment et d'où j'étais placée, je ne voyais pas grand chose. Ça devenait très difficile de prendre le bidon pour boire quelques gorgées tellement c'était imprévisible.

Au dernier tour, je me suis dit qu'il fallait que je m'avance parce que ça commencait à s'énerver pas mal et à grouiller de plus en plus. Et les gars qui roulaient devant moi commencaient à m'énerver pas mal!!!!!! Donc je me suis mise dans le vent et j'ai remonté jusqu'au premier tiers. Il était temps parce que peu de temps après, le sprint final commencait. Je ne me suis pas trop aventurée en avant même si j'aurais dû. Il y avait un espèce de double éventail qui s'était formé ... mais ... je ne comprenais pas comment ça fonctionnait. Alors je suis restée en arrière... misère.

J'ai quand même pu regardé autour de moi où étaient les autres filles. Quoi??? Je suis en train de battre LA fille du Yéti. Mais là... catastrophe, le gars devant moi décide qu'il n'en peut plus et arrête de pédaler. QUEL CON!!!!!
DÉGAGE!!!!!!!!!
JE SUIS EN TRAIN DE ME FAIRE MANGER TOUT ROND
et la fille du Yéti passe à droite....
ENLÈVE TOI CALISSE !!!!!!!!!!!
Je réussis finalement à me trouver un trou et je sprinte jusqu'à la ligne d'arrivée, pour finir en 3e place.

Ahhhh que la madame était pas contente. Ce n'était vraiment pas le temps de venir me parler... Alors pour ma prochaine course, je saurai qu'il faut vraiment que je me mettre encore plus en avant pour éviter de tomber sur des caves comme ça.

Les photos en disent long sur cette course. On a les yeux petits et le regard satisfait de notre résultat. On a quand même roulé le 50km en 1h14 avec les grosses cuisses de Czeslaw et les Rooseboom!!!!!! Je considère que c'est un excellent résultat. Audrey, ma cycliste préférée, m'a grandement impressionnée durant la course, elle s'est tenue en tête de peloton presque tout le long et prenait les virages les deux doigts dans le nez. Chapeau!!!!!!!!

Sur le podium des hommes, il y a vraiment des gros jambons après ça. J'ai roulé presque tout le long de la course derrière ou à côté du gars qui termine 5e sur le podium. Il était grand, costaud et roulait impeccablement.

Vive les côtes de Saint-Gabriel, n'est-ce pas !!!???

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jeudi 12 juin 2008

jeudis cyclistes 4

Ma plus belle expérience de course jusqu'à maintenant! j'en suis marquée à vie.

Je réussi à m'accrocher au peloton du début à la fin et à rattraper tout mon retard à chaque tour, dans les virages, sauf que...
ma course est gâchée par une grosse chute d'au moins 30 coureurs... dont moi... je m'en tire avec un genou pas mal plus magané que je croyais, la hanche qui plie avec misère, un dérailleur avant neuf... bref, je me considère assez chanceuse de mes égratignures et de mes gros bleus, parce que ça aurait pu être bien pire.



Au départ, j'ai une petite voix qui me dit que ça va être vraiment difficile... j'avais pas vraiment tord.
Au premier tour, presque tout le pac se tient ensemble. Je suis mal placée... Je suis à gauche complètement, et si je ne bouge pas, je vais me faire manger.
Et ça y est...Dans le dernier km de chaque tour, il faut sprinter.
Non mais, essayez de sprinter contre des gars...
Mon objectif était d'être à peu près au milieu du peloton à ce moment là, mais là ça s'en vient et je suis trop en arrière. Et c'est parti, alors je pousse, pousse pousse POUSSE COMME UNE MALADE !!!
JE SUIS EN TRAIN DE ME FAIRE LARGUER!
En l'espace d'à peine 30 secondes, je commence à être loin. AH NON!!! Ça suffit là, cette fois-ci je tiens le peloton. Je me mets à chasser comme une déchaînée pour diminuer le plus possible l'écart qui est en train de se créer.
Ma séance d'arrachés et d'épaulés de cette semaine fait sûrement effet car je m'impressionne à mettre autant de puissance!!!!!! Tout de suite après le premier tour, c'est le 1er virage de fou, donc si je réussis à pousser jusque là, le peloton va ralentir et je vais pouvoir m'accrocher.
Sauf qu'après les virages, qu'est-ce qui arrive ? ÇA ACCÉLÈRE!
ARGH... je n'y avais pas pensé.
Alors repousse pousse pousse et... pousse encore
OUAIS!!!!!! POUSSE ENCORE! Ça y est je suis dans le peloton!!! woohooo!!!!! J'AI RÉUSSI

Voyons voir ce qui se passe. Je décide de rester un peu à gauche mais c'est risqué avec les autos qui arrivent de l'autre bord. Je me faufile tranquillement et je réussis à remonter vers l'avant. Ça freine à nouveau pour le 3e virage.
Attention je suis prête!!!! j'ai shifté et ça va repartir !!! et je prévois le coup, commence à accélérer tout de suite. J'en entends quelques uns sacrer en arrière, ils se font larguer tranquillement... Pour les prochains tours, ça roule terriblement mal, ça freine sans arrêt, ça donne des coups, ça jase...

à un moment donné je n'en peux plus d'entendre les 3 épais en avant de moi parler du Tour de Giro
- HEY CALISSE, FERME TA GUEULE! C'EST UNE COURSE
- Heille relaxe la p'tite
- C'TA CAUSE DE VOUS AUTRES QU'IL Y A DES CHUTES
- Ah va chier, sont tu assez fatiguantes les filles

Fatiguante ? ah ouin ? Ce n'est pas long que je me trouve un trou et que je passe devant. Pas question que je reste derrière ça. Au deuxième, troisième, quatrième tour, je suis toujours accrochée, même dans les virages, je crois que j'ai compris comment faire!!!!!
Puis, dans les 2 derniers km, c'était à prévoir... en avant du peloton, il y en a un qui panique et vient s'accoter sur un autre. L'autre le repousse, bien sûr et je vois ça arriver tout au loin
Comme des dominos
Ça freine dur dur dur...
Ça se met à sacrer de tous les côtés
On m'avait dit: si ça chute, protège tout de suite ta tête, tu la baisse sur ton guidon et tu déclippes du côté où tu es en train de tomber.
Je ne déclippe pas assez vite, mon genou tombe le premier et en prends une shotte et j'atteri sur le gars en face de moi. J'ai encore son pédalier imprimé dan' cuisse!

MAUDIT !
J'étais tellement bien placée en plus... prête à sprinter, à l'abri du vent
Bon bien, j'observe ce qui se passe, je me relève tranquillo en espérant ne pas me faire rouler sur le corps. Dans les premiers qui ont chuté, c'est pas très joli... un a carrément brisé son vélo en deux, l'autre a éventré ses 2 roues, plus loin, y'en a deux couchés par terre... qui ne bougent pas vraiment.
Avec un genou qui brûle et qui plie difficilement, une hanche qui tire, je suis pas trop mal !!! Un gars, super gentil, m'attend, il me demande si je vais bien. Je lui réponds ce que je peux. J'ai les jambes cassées après ce qui vient d'arriver. Et mon genou me dit de ne pas pédaler trop fort parce qu'il va vraiment pas bien. Je termine la course sur mon petit plateau, incapable de shifter ni de changer mes vitesses... mon cable est brisé...
Misère...

En tout cas, morale de l'histoire, pas facile de rouler dans ce peloton là, autant pour la vitesse que pour le respect. Les gars ça s'envoie chier comme ça se peut pas. Et je ne suis pas dans les courses les plus élites! Je progresse à tous les jeudis et j'espère finir ma prochaine "intacte", sans chute qui vient tout gâcher. J'ai boîté à peine deux jours, en y repensant bien, j'ai VRAIMENT été chanceuse. Faut être fou hein ?

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dimanche 8 juin 2008

Charlevoix... fallait la faire

ok ok ! gentils lecteurs qui me font de la pression... je tâcherai d'être plus régulière dans mes aventures cyclistes.

Donc Charlevoix ? Dure dure dure épreuve
Fallait y passer ? Faut croire que oui
Étant donné que les seniors filles 3 ne semblent pas les bienvenues... j'opte pour la cyclosportive
SAGE DÉCISION
Seulement les filles seniors 1-2 peuvent prendre le départ...

Si je peux résumer la course:
1. On m'avait dit; ahhhh Charlevoix c'est dur. Mais des côtes de même, j'ai jamais vu ça
2. 80km dans les côtes de même, j'ai jamais fait ça
3. Du brouillard comme il y en avait, j'ai jamais roulé là-dedans
4. 80km/h dans une descente, c'est la première fois que je fais ça... et j'ai pas aimé ça!
5. une côte à 20-22% que je monte jusqu'en haut, j'ai jamais fait ça non plus, d'habitude, je déclippe ou je tombe carrément.
6. Du petit au gros plateau, jamais je n'ai eu à shifter autant
7. et puis... jamais mon bécyke n'a été aussi crotté de toute sa vie, j'vous dis pas combien de temps ça m'a pris à le laver au complet.

Plus de détails ?

Le départ se fait sous la pluie avec une petite brise d'air glacé. Je suis avec Audrey, toujours la même super cycliste de Sainte-Martine, et là, bien sûr, ça me traverse l'esprit;

kessé que je fait icitte à matin calisse.

Faut que je me tappe 80km de côtes + 4 heures de char pour revenir

Et c'est parti...

Contrairement aux pelotons de course, le départ se fait "en douceur" et je m'accroche très bien au groupe, pas de problème de larguage ou de chutes ni de cyclistes qui freinent au moindre pouce. Tout va bien, jusqu'à la première côte

- hey c'est bingirl!
- hein?
- moi c'est ayoye
- ah ben salut
y va me trouver bête lui, mais c'est que tout le monde me dépasse dans la première côte
et je suis pas très jasante en partant... à la fin de la course tiens, j'irai lui parler

- Audrey ?
- chuis là, pousse cath !!

Et ce n'est pas long qu'on tombe dans le brouillard avec nulle idée de quand ça finis, quand ça arrête et quand ça descend. Je roule donc presque toute la course avec un dénommé Gérald avec qui je prends plusieurs relais... Mais vite arrivés après la grosse descente, la côte de Saint-Irénée débutée... bon ben salut Gérald, on va peut-être se revoir tantôt. Les pattes me cassent après c'te maudite côte de fou là et je n'arrive jamais à le rattraper.




Les 20 derniers km, mon odomètre a décidé que ça suffit, moi j'en ai assez pis je prends un break
MAUDIT. Je n'aurai pas mon temps final.

Le peloton de gars, qui eux se tapaient le 120km me dépasse. C'est hallucinant de les voir rouler à cette vitesse.


Bref, si on m'avait pris en photo, je devais bien ressembler à cette légendaire photo d'Eddy Mercx. Ou Éric Boily tiens. (haha, j'adore cette photo).


Toute une épreuve, je suis contente de l'avoir faite mais une suite, ce ne sera pas pour bientôt. Je préfère mes jeudis cyclistes, même si les temps de filles sont pris tous croches et que les seniors 1 sont admises même si le règlement l'interdit. Le cyclisme féminin!

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samedi 24 mai 2008

Premier duathlon, course de torture !

Hey oui, après une seule journée de récupération, je me replonge dans une compétition.
Cette fois-ci j'opte pour un duathlon
Pourquoi ?
Pour essayer...
Et pour le fun !!!!!!!!!!!
Toujours sans aucunes photos à l'appui, que se passe-t-il?

J'ai couru 2 fois depuis la fonte des neiges, à peine 5km à chaque fois. Et je n'ai pas couru depuis 2 ans non plus. Ça s'annonce bien!
La course va comme ceci : 5km de course à pieds, 20km de vélo et 2.5 km de course à pieds encore. Dans ma tête, je me dis que ça va bien se faire et que ça va aller vite.
Ben ouais.

Je rejoins ma grande amie Isabelle à l'épingle, au circuit gilles-villeneuve. Il faut aller chercher notre numéro, se faire écrire nos numéros sur les mollets, épaules, placer notre vélo dans la zone de transition, souliers, biscuits newton bien en vue, bidons, la puce chip et cie. J'oublie rien?
Crème solaire !!!!!!

Bon alors, on commence le réchauffement sur le parcours de course à pieds. Ils nous font courir sur un terrain de terre avec pleins de grosses roches, jusque là, je ne suis pas impressionnée et même découragée. Elle court don ben vite Isabelle!!!!!!! Je la laisse partir, moi j'en arrache déjà avec même pas 3km de couru encore. Je la vois au loin qui galope telle une gazelle... ouf, ça va être dur, je le sens. Je retourne au départ et continue à m'échauffer dans la zone de transition.

À 9h pile, le départ du duathlon sprint et olympique démarre. BOOM. Et comme à mon habitude, mon diesel part très tranquillement, et je me fais manger tout rond.
calme toi, c'est la première course.
Mais c'est assez décourageant de voir tout ce beau monde partir en éclair.
Une fois arrivée sur le chemin de terre, je trouve que ça commence à être pas mal long avant de faire demi-tour. J'aperçois au loin la petite fille vêtue de bleu (que j'avais repéré au départ) qui tourne à mi-chemin.
QUOI? C'EST LÀ-BAS QU'ON TOURNE ?
C'EST DON BEN LOIN!!!
Crime que j'en arrache, pourquoi est-ce que je n'ai pas couru plus que ça avant de faire cette foutue course ?
Et qu'est-ce que je fais ici à matin ?
Bref... tout ce qui peut me passer par la tête... me passe par la tête. La 2e moitié du parcours, je pensais mourir. J'avais beau me parler, m'encourager, j'en arrachais vraiment!!!!

ENFIN

La transition course-vélo. Attention mesdames, ça va brasser parce que je m'en viens!!
Je crois que j'arrive l'avant dernière en transition mais j'ai l'intention de tout remonter. Je me fous pas mal de mes temps de course à pieds car je sais très bien que j'allais être assez pourrie. J'embarque sur le vélo, 3 newtons au passage, quelques gorgées de ma nouvelle boisson verte fluo (style l'incroyable HULK) et je suis prête à partir.
QUOI
HEIN ????
On tourne à contre-sens sur le circuit ??? ARGH
Bon alors si c'est comme ça, j'ai 5 tours à faire, je vais prendre le 1er tour pour évaluer le tout. Avoir su ça avant, j'aurais fait un tour avant le départ
grrrr.
Bien sûr, j'ouvre la machine à fond et je remarque qu'il y a beaucoup de juges sur le parcours.

[Pour ceux qui n'ont jamais fait de duathlon/triathlon, on ne peut pas prendre une roue dans ce genre de course. Il faut garder au moins 3 mètres en arrière et 3 mètres sur le côté lorsqu'on double sinon, c'est un joli DQ qui apparaît à côté de notre nom sur les résultats.]

Je remonte pratiquement toutes les filles durant mes 5 tours. Même la petite bleu que j'ai vu tourner avant moi sur le 5km, je lui passe à côté. Pauvre elle, elle a vraiment l'air d'en arracher.
Je suis bien installée sur mes barres, concentrée à pousser le plus fort possible. Mais plus les tours s'accumulent, plus les petites cuisses me chauffent. Et je ne me rappelle pas d'avoir roulé avec un vent de face aussi débile. ouf....

2e transition, vélo-course
je perds un temps fou ici. Il faut courir touuuuuuute l'épingle du circuit, pour aller porter le vélo, enfiler les chaussures et reprendre le départ pour le trajet de course.
Je suis vraiment contente de ne pas avoir à me retaper un 5km et que ce soit seulement 2.5km
Je commence à courir, après avoir finalement réussi à enfiler mes souliers, quand j'entends la petite fille en bleu crier:

MA GOURDE, MA GOURDE ! DONNE MOI MA GOURDE
hahaha, t'inquiète pas petite, suis pas très difficile à rattraper à la course

hihihi, je suis pétée de rire
J'ai l'impression de voler et d'avoir des petites ailes pour cette dernière section, les jambes courent toutes seules sur ce parcours terriblement plate. On m'avait dit que les jambes seraient raides comme du béton après le vélo, mais étrangement, ce n'étais pas mon cas. Même que je cours pas mal plus vite.

En somme, je ne suis vraiment pas fâchée de passer le fil d'arrivée et surtout de terminer avec le meilleur temps de vélo chez les femmes OVERALL, 2e dans ma catégorie (sur 2... faut préciser) et avec pleins de cadeaux; une nouvelle casquette Pegasus pour courir et un superbe chandail Pearl Isumi.
Morale de l'histoire; à refaire, mais pas tout de suite et il faut courir avant de VRAIMENT courir.

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vendredi 23 mai 2008

jeudis cyclistes, prise 1

Première course de la série Robert Brisson
Une course sans senior 1-2 !!!!!!!! ouais! enfin une course sans les pros où nous, petites passionnées de vélo voulant montrer notre petit caractère de cycliste déchaînée, on peut le faire sans se faire envoyer chhhh...., se faire pousser ou ... larguer.

J'arrive donc vers 17h avec ma nouvelle amie, Audrey, que j'ai rencontré à la course de Sainte-Martine. Une super rouleuse qui a déjà pas mal d'expérience de courses et avec qui j'apprends pleins de choses. On fait une fois le parcours ensemble pour évaluer toutes les stratégies possibles. Oui, oui, toutes !!! Bon ici, il faudra se mettre à gauche, le vent vient de là, crime as-tu vu la grosse crevasse ??? à mon avis, ici il va y avoir une échappée, etc...

Arrivées sur la ligne de départ, on apprend qu'il se fait hommes et femmes ensemble, qu'il faut rouler à droite tout le temps pour libérer la circulation, qu'il y aura des sprints à tous les tours et que seulement les 3 premiers hommes et 3 premières femmes seront récompensés...
bon, si c'est comme ça.

Je me retourne et j'aperçois une autre fille senior 3
"hey !!!!!! une autre fille, on se demandait si on allait pas être toutes seules"
"je suis super stressée, j'ai vraiment peur"
"peur? mais non voyons, les pelotons c'est pas stressant du tout, y'a personne qui chute et tout le monde est courtois. ha ha ha"
Finalement, il y a 6 filles sur la ligne de départ. Pas mal pour une première !

Le départ est lancé, et bien sûr, les gars nous partent ça en furie, j'ai beau pousser, tout le monde est en train de me manger. Au 2e virage, ça y est... CHUTE! Et le peloton casse en 3 morceaux. Mais comme j'étais bien placée dans le peloton, rien ne m'est arrivé. ouf.
Je reste attaché au 2e peloton mais ça roule fort en tabarouette. Il y a une autre fille,une maître, avec moi et on s'accroche. On y restera pas longtemps parce que c'est vraiment trop fort pour nous deux.
Alors on décroche... elle a l'air d'en arracher avec sa bouche grande ouverte
"Va te reposer derrière moi! On va prendre des relais de 1 minute"
"OK!!!"
Et on travaille comme ça pendant les 2 prochains tours. Le vent de face commence à être pas mal énervant. Quelle puissance!! Finalement, on réussi à rattraper un groupe en avant de nous, il était temps. Et qui vois-je? La petite stressée sur la ligne de départ. Qui, en plus, a le même vélo que moi!
"Ha ben, r'garde donc ça qui est là"
Dans le dernier tour, elle a failli abandonner... mais je l'ai tellement encouragé, elle a pas eu le choix de finir avec nous hihihi.
ENVOYE!!! Pousse les jambes, pousse pousse pousse, tu fini la course avec nous!

Au sprint, sur la dernière portion du parcours, la route est pleine de crevasses, alors je me suis mise carrément à gauche (erreur!!)
J'étais en tête, avec les mollets en feu quand, dans les derniers 50m, je me fais dépasser par la fille maître, avec qui j'ai roulé dans les 2 premiers tours
ARGH !!!
On termine tellement collées, j'aimerais voir la photo finish!!!!!!!!

Quelle belle et bonne course, je termine avec une belle 2e place, une énorme médaille et un beau chèque! En prime, on a même eu l'arc-en-ciel pour les derniers tours de la course.
Il y avait plusieurs photographes positionnés sur tout le parcours... j'espère pouvoir en dénicher une quelque part.

à répéter tous les jeudis!

***


on peut trouver un article vraiment chouette ici


Chez les femmes, Isabelle Dubois, Équipe Cascades, a raflé l'or, Catherine Naulleau, indépendante, l'argent, et Geneviève Bombardier, Haut-Richelieu Megavolt, le bronze. «Hey, sont belles les médailles !», a dit Catherine en examinant la décoration que Louis Robitaille venait de lui accrocher au cou.

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dimanche 11 mai 2008

Contre La Montre - La Course de Vérité

Montréal 10h30
Un peu beaucoup énervée, gros déjeuner avalé, j'attends Isabelle - ma grande collègue, amie cycliste et triathlète passionnée - pour se diriger vers Granby, où nous avons une dure mission à effectuer: un contre-la-montre. Au Tour de France, ils appellent ça la course de vérité, la course contre soi.
j'ai ben hâte de voir ça

Montréal 10h45
Les vélos, munis de leurs superbes barres de triatlon, sont bien attachés sur le rack, double vérifié par les mains d'Isabelle. Nous sommes prêtes à partir ! woohoo. Deux filles surexcitée à 11h le matin, l'adrénaline monte tranquillement... ça va être coooool. C'est ma 2e course de vélo à vie, cette fois-ci j'opte pour ce genre de course, une façon de tester ma capacité psychoco et voir si elle tiendra bon jusqu'à la fin. Faut être maso parfois !

Granby 11h50
Enfin arrivées, tout au loin, on aperçoit les minimes et les cadets qui sont en train de sprinter et de pousser fort, les dents serrées, jusqu'à la ligne d'arrivée. Là on peut dire qu'on est vraiment énervées Isabelle et moi.
Évidemment, l'endroit pour s'inscrire est à l'autre bout du monde. En passant, ce règlement bidon de si vous n'avez pas votre license au moment de l'inscription, vous ne pouvez pas courir et aucun cycliste ne sera admis au départ sans license... c'est même pas vrai
- Quelle catégorie ?
- Senior 3
- Votre numéro ?
- 341
- merci, bonne course
eh ben... je pourrais être n'importe qui et ça ne changerait rien...

Granby 12h15
On dîne en vitesse avec nos délicieuses salades-repas bourrées de glucides, quelques biscuits Newton au passage, et hop, sur nos vélos pour un échauffement. Le jeudi de cette semaine, j'ai fait un entraînement de malade sur le circuit, j'ai poussé ben trop fort et en plus, j'étais allée courir le matin... très intelligent. Je suis revenue de là avec les rhomboïdes et les mollets vraiment scrap. À ne pas refaire avant un contre-la-montre !

Le parcours est sur un circuit rectangulaire.
Le premier bout, vent de dos, et ça descend - merveilleux !
virage, 2e bout, vent de côté
virage, 3e bout, vent terrible de face, faux plat montant - paraît que tu veux mourir...
dernier virage, vent de côté, tu serres les dents et tu pousses jusqu'à la fin
le circuit fait 19 km et j'ai l'intention de faire une moyenne de 35-37 km/h ou du moins, un peu sous les 33 minutes.

13h09 - c'est mon départ !
nous sommes trois filles senior 3 dans ma course... pffff come on les filles, faites don du vélo !
je suis la première à partir de ma vague... personne à essayer de rattraper, ça va être dur ça
30 secondes derrière moi, c'est une fille de l'équipe canadienne de triathlon, ouais pas trop de pression...
bip... bip... bip... tooot.

ah ouais c'est parti ! Je fais un départ déchaîné, je pars en bombe furieuse avec déjà les dents serrées. Une fois ma vitesse stabilisée, hop, je prends la position aérodynamique sur les barres et je continue de pousser. Je ne les lâcherai pas de la course, sauf pour changer de vitesse et les virages. Je roule présentement à 45-48km/h, c'est la vitesse que je voulais pour le premier bout du circuit. Lorsque je tomberai le vent de face, pas question d'aller sous les 30km/h !

Premier virage, je tombe dans les champs de patates ou de maïs ou qqch comme ça, pas besoin de dire que je tiens mes barres plus serrées. La vitesse diminue à 37-38km/h. Le vent me pousse comme un bon mais je reste concentrée et focusée sur la route, r'entrer les genoux, les coudes, baisser la tête... Déjà 6 minutes au compteur et la fille de triathlon ne m'a toujours pas rattrapée. Les jambes commencent à brûler mais...
c'est un contre-la-montre, c'est normal !

Deuxième virage, oh shit !
le vent est d'une puissance incroyable, la route est maganée. Je m'allonge un peu sur les barres et baisse encore la tête.
Crime c'est dur ! et là, c'est le faux-plat qui commence. Terrible terrible.
Il y a des bourrasques de vent qui sortent de tous les côtés
Reste concentrée
Ma vitesse est maintenant de 30-31km/h avec les jambes qui brûlent comme ça se peut pas
Et mon hyperventilation est partie pour de bon
Allez allez, c'est dans ta tête.
J'essaie de garder le cap sur mon 30km/h, pour l'instant ça va, mais je suis en grande souffrance. Au loin j'aperçois une côte, pas trop à pic, mais assez pour être déstabilisée. 28-29km/h...
regarde pas ton compteur ! regarde devant toi !

Alors je commence à visualer, je me revois à Cuba, en train de gravir la côte de Coliséo... mais ça ne fonctionne pas vraiment.
Bon, je me vois en train de sprinter sur le circuit à la petite côte ... marche pas non plus
À Westmount, la rue Grosvenor ... bof
Coach Troy apparaît soudainement... mais je suis déjà sur ma big chain ring...
Finalement arrivée au sommet de la côte, je m'attends à une descente...
quoi ?
y'a une autre côte !
arrrggghhh
et j'ai tout donné...
c'est vraiment plate... mais les jambes ne sont plus là.
Mais j'ai la petite voix fonceuse qui m'encourage et me dit de ne pas lâcher
on s'en fout que ça fasse mal, pousse, allez allez... ENVOYE !!! POUUUUUSSE
c'est dur pour tout le monde, le vent y'é dans la face pour tout le monde

Et à ce moment, la fille de triathlon me dépasse, mais elle est complètement finie elle aussi
je la laisse faire, en plus elle me dépasse beaucoup trop près, s'il y avait eu un commissaire, elle aurait du être disqualifiée. bof... tant pis... elle aura eu ma draft quelques secondes.
Arrivées au sommet de la côte, ça descend, enfin !
L'écart entre nous deux ne diminue pas. Par terre, je vois qu'il reste 5km
GO

Troisième virage, il y a pleins de roches par terre, ça me ralenti...
Vent de côté maintenant, c'est toujours aussi difficile, ma vitesse est instable, j'ai de la misère à focuser pcq là je commence vraiment à en arracher. Je suis en train de rattraper la fille de triathlon, elle roule tête baissée et zigzag d'un bord et de l'autre. Je rajoute une dent et je sens que je vais avoir très mal à la mâchoire tantôt, à force de serrer les dents comme ça.
C'est bon, je suis de retour sur mon 35km/h mais je n'ai vraiment plus conscience de ce que je fais. Je garde la tête droite et me concentre sur la route.
r'entre tes coudes, tes genoux... ah oui.

Et là, par terre, c'est inscrit: 2km
j'ouvre la machine, c'est le dernier virage, et j'aurai le vent dans le dos.
Encore une dernière côte à monter, allez allez !
et ensuite quelle descente ! j'apercois le finish tout au loin
je suis sur ma dernière dent en arrière, y'en a pas d'autre
je vois 52km/h sur mon compteur plus viiiiiiiiite
je suis en train de rattraper la fille de triathlon !
c'est super, j'entends toutes ses voix qui m'encouragent, je pense même que je souris car je sais que cette souffrance prendra bientôt fin.

FINISH LINE YESSSSS!
j'entre dans la miniscule zone de "cool-down" et sur mon compteur... quoi ? 32:20 min?
WOW JE SUIS TELLEMENT CONTENTE
Je termine donc avec une moyenne de 35.5km/h, en plein dans le mile!
j'ai de la misère à parler, je suis vraiment vidée, vraiment maganée...

je termine quand même 3e... sur 3 hee hee hee, mais contre des filles qui ont beaucoup plus d'expérience que moi.
Mais là n'était pas mon objectif, j'ai fait un bien meilleur temps que je croyais faire pour une 2e course. Je suis très satisfaite ! Très contente ! Isabelle termine sa course elle aussi, elle s'est améliorée par rapport à l'an passé et toutes les deux, nous sommes pas mal surexcitées, à nouveau.
Girl Spirit !

Encore une fois, j'apprends beaucoup sur moi, je ne pensais pas être si forte mentalement.
J'ai bien géré ma course du début à la fin, c'est ça qui est important.
C'était un test pour le duathlon que je ferai dans 2 semaines. J'espère quand même avoir plus de lapins devant moi par contre... Faire une course toute seule, avec rien devant, c'est vraiment difficile.
Fin de ce récit... une suite bientôt !

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dimanche 27 avril 2008

récit d'une cycliste coureuse; une première!

Eh ben voilà
c'est fait !

ma toute première course de vélo; vécue, réalisée et terminée en un seul morceau au Grand Prix de Sainte-Martine. D'habitude, des pelotons de course, je les regarde à la télé, mais cette fois-ci j'étais dedans! Par contre, c'était un peloton très nerveux, des cyclistes qu'on pourraient comparer à des poules pas de tête, 1 chute terrible qui m'a coûté la course (pas moi, je ne suis pas tombée!), ma course était finie dès que j'ai vu les filles tomber dans le fossé...

je n'ai jamais pu rattraper le peloton qui était parti en fou!! y'a une chute, yes on va pouvoir prendre de l'avance.

bon commençons par le début, je prends malheureusement trop de temps pour m'échauffer et j'arrive à la fin sur la ligne de départ. Déjà je "ressens" ces regards compétitifs qui me yieuteux des pieds à la tête. En tout cas, ce n'est pas le genre de regards et d'attitudes que je connais des mes sorties de bécike.
bah ouais, je ne suis pas dans une équipe, je suis vêtue de mon maillot rose-indépendante, suis ici pour m'amuser, pas pour gagner, inquiète-toi pas.

J'entends soudainement des voix (dans ma tête) d'habitués de cette course:
- ahh Sainte-Martine, est tellement plate cette course là
- y'a du vent pis y'a tout le temps plein de chutes
- tu vois voir, la route est vraiment pas large
- les courses de filles c'est super plate à regarder, y'a rien qui se passe
- tu vas te faire envoyer chier

Et j'entends celle de Pierre;
- si tu es prise dans la bordure, vent latéral, que tu ne pars pas un autre éventail et ne commence pas tout de suite les échanges, la course est finie
- si aux virages, tu n'es pas en tête de peloton, la course est finie
- s'il y a une échappée au premier tour et que tu ne la suis pas, la course est finie

hahaha

Et c'est le départ, go go go, grouille toi !!!! viiiiiiiiite ton gros plateau
Je tente de me faufiller du mieux que je peux pour remonter ça, ça n'a pas de sens que je reste en arrière. Ca grouille de tous les côtés là-dedans, les filles roulent tout croche, il faut avoir des yeux partout, une concentration maximale. Je réussis à remonter à la moitié du peloton.
Woohoo! y'a don ben du monde ici. C'est hargneux, c'est compétitif, c'est à moi le trou qui est là et c'est à moi de me cacher du vent, pas toi !! Je colle les roues, colle, colle, encore un peu, on se touche quasiment les coudes et ça roule à 40km/h.
GÉNIAL

Au premier virage, ça freine fort et je dégrade tranquillo vers l'arrière
zut (pour ne pas dire SHIT)
Ensuite ça accélère et là... catastrophe... on est peut-être rendues à la moitié de la boucle, je vois deux filles qui tombent dans le fossé, une autre qui revole carrément dans les airs et ensuite, des dominos, au moins une 10zaine de filles qui suivent la tendance.
Ça y est. C'est fini.
Je freine évidemment mais...
Y'a une fille couchée qui se relève de peine de misère, elle a pas l'air bien, juste au moment où j'ai réussi à contourner toutes ces filles par terre et je passe entre elle et son vélo... crime j'aurais pu lui rouler sur le corps!

Bon... c'est malaaaade, j'en entends une qui hurle de douleur. Je vois les filles qui me passent à côté en sprint pour essayer de rattraper le peloton de tête qui elles bien sûr, ont accéléré!
go catherine, fait quelque chose.
alors je me mets à chasser et chasser... et chasser encore

J'me retourne. Il est pas question que je me brûle toute seule au premier tour! No way!
il y a 2 filles qui sont derrière. Je les attends, et on essaie du mieux qu'on peut de travailler ensemble et de rattraper les autres minis pelotons qui ont commencé à se former.
- Qu'est-ce qui t'est arrivé à toi ?
- j'ai revolé dans la botte de foin
- j'ai pu d'odomètre, la fille me l'a arraché ! j'ai passé à deux doigts de tomber dans le fossé.

mais c'est complètement malade

Je suis enragée, une chute et y'a même pas un tour de fait! et j'étais dans le peloton ! et ça roulait bien ! Des vraies poules pas de tête. J'entends Pierre qui me dit : la course est finie...
je tire les filles pis en me retournant, m'apercois qu'elles ont abandonné... complètement brûlées
je me retrouve toute seule, vent de face et même pas un tour complété.
je suis vraiment enragée!
découragée ? non. ENRAGÉE.
Je ne comprends pas le principe des filles. Pourquoi partir comme des balles, toutes seules, pour essayer de rattrapper quelque chose, alors qu'on pourrait reformer un peloton et travailler ensemble. 1er tour complété, 2e tour commencé. Au loin je vois une ambulance et la police.
Une autre chute !

Ma rage me fais tenir bon. Je chasse toujours, ça brûle, je suis en hyperventilation extrême avec la ferme intention de rattraper les filles devant moi mais... l'écart ne fait qu'augmenter.
Je suis quand même à 40km/h ! Ça roule à combien en avant cou don ?
je vois une petite fille en rouge qui lâche le peloton, yes!!!!!!!
- Accroche-toi!
- J'ai vraiment plus de gaz
- Mets-toi dans ma roue pis viens t'en !
- Ok...
Le simple fait d'avoir une fille avec moi me donne des ailes.
Nous sommes prêtes pour le 3e tour

Puis tout d'un coup, il y a 5 filles qui surgissent derrière nous
- Catherine, accroche-toi !
- Mais d'où sortez-vous ?
- Ben d'en arrière là... y'a eu une autre chute
- Pas vrai...
- On se part une roue les filles, sinon on va s'épuiser

Et on roule comme ça jusqu'au fil d'arrivé où j'ai pété un joli sprint. REVENGE!!!!
Franchement, même si j'ai probablement finie belle dernière ou, devrais-je dire, loin derrière, cette partie de la course était la meilleure. Enfin, des filles qui roulaient en ayant conscience que le vélo, dès que tu as la chance, tu partages l'effort et tu crées une entraide, tu pars pas en poule pas de tête avec l'idée que tu vas battre tout le monde! (oui c'est un vrai poulailler un peloton de filles)
En tout cas, je n'ai peut-être pas encore l'attitude de la coureuse, mais rouler en peloton et en éventail, ça sert toujours bien à quelque chose...

je n'ai aucune idée de ma position ni de mon temps et à vrai dire, j'm'en fous!!
hahaha
j'ai appris beaucoup de choses aujourd'hui, autant sur le vélo que sur moi
présentement j'ai les rhomboïdes totalement scrap et les mollets durs comme du béton!

ma prochaine étape : un critérium (euh??)
non, le contre la montre de Granby dans 2 semaines.
ou un duathlon (ahhh!)
j'aimerais expérimenter les courses de vélo seuuuuuule, mais vraiment toute seule et voir si le moral tiendrait bon et comme ma santé va mieux, je pourrai recommencer la course à pieds bientôt.
chose certaine, je ne manquerai pas la première des jeudis cyclistes!

Conclusion
j'ai aimé: être DANS le peloton plutôt que de le regarder
les deux derniers tours et l'entraide des filles
mon sprint!
ma petite voie qui me dit : pousse plus fort, c'est toute dans ta tête

je n'ai pas aimé; la solitude... ben oui en étant toute seule, indépendante, pas d'équipe, pas vraiment encore d'amis sur le parcours de ces courses. ça viendra !
le regard de certaines filles sur la ligne de départ, un regard vraiment compétitif!
la terrible chute et les virages, bien sûr
et se faire moucher dessus, déééééégueu.

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